Industrie 4.0

Pepperl+Fuchs lance sa caméra événementielle VOC pour le diagnostic industriel à distance

Pepperl+Fuchs lance sa caméra événementielle VOC pour le diagnostic industriel à distance

Identifier rapidement l’origine d’une panne et documenter précisément un incident représentent des défis quotidiens pour les équipes de maintenance. Pepperl+Fuchs répond à cette problématique avec sa nouvelle caméra événementielle VOC, un système de surveillance intelligent qui transforme l’approche du diagnostic industriel. Sa capacité à enregistrer jusqu’à 900 secondes avant et après un événement offre une fenêtre temporelle exceptionnelle pour analyser la genèse d’un problème grâce à une mémoire tampon circulaire qui stocke continuellement les images.

Intelligence de déclenchement et transparence opérationnelle

La sophistication de la VOC réside dans sa flexibilité de déclenchement. Trois options permettent d’adapter le système : déclenchement logiciel depuis un automate ou système SCADA, option matérielle via des signaux de capteurs dédiés, et détection de mouvement autonome qui identifie automatiquement les anomalies comportementales. Cette intelligence transforme la caméra en sentinelle capable de repérer les signes précurseurs de défaillances sans intervention humaine.

L’horodatage précis et l’ajout de texte transforment les enregistrements en documents d’analyse exploitables. La diffusion en direct permet aux experts de visualiser simultanément les lignes de production et d’intervenir à distance, particulièrement utile dans les contextes multinationaux où les compétences techniques sont centralisées.

Protection des données et cybersécurité

Pepperl+Fuchs a intégré plusieurs mécanismes de préservation de la vie privée : masquage de zones sensibles, adoucissement des visages conforme au RGPD, et désactivation automatique de la mémoire tampon durant les interventions de maintenance. Le chiffrement HTTPS garantit la sécurité des transmissions dans des environnements industriels connectés.

Robustesse et intégration système

Conçue pour les environnements exigeants, la VOC fonctionne de -30°C à +50°C avec un indice IP65 garantissant étanchéité et résistance aux jets d’eau. L’intégration via API REST facilite le dialogue avec les systèmes MES et ERP. Les flux vidéo sont diffusés en WebRTC pour les interfaces web modernes et en RTSP pour les IHM industriels classiques.

Applications et perspectives

Les applications couvrent tous les secteurs : documentation des défauts d’assemblage automobile, surveillance du conditionnement agroalimentaire, traçabilité pharmaceutique. La réduction des temps d’arrêt constitue le bénéfice majeur, transformant des arrêts de plusieurs heures en interventions ciblées de quelques minutes. Avec 840 millions d’euros de chiffre d’affaires et 6 450 collaborateurs, Pepperl+Fuchs confirme son statut d’acteur majeur des technologies de capteurs industriels. Cette caméra événementielle pose les fondations d’une maintenance prédictive où la transparence opérationnelle devient le levier de performance industrielle.

Beijer Electronics EG500 Mk2 : La passerelle IIoT qui propulse l’edge computing industriel

Beijer Electronics EG500 Mk2 : La passerelle IIoT qui propulse l’edge computing industriel

Dans l’univers en pleine mutation de l’Industrie 4.0, où la convergence entre technologies opérationnelles et informatiques devient incontournable, Beijer Electronics frappe fort avec l’EG500 Mk2. Cette passerelle industrielle edge de nouvelle génération ne se contente pas d’être un simple pont entre les équipements de production et le cloud : elle s’impose comme un véritable centre névralgique capable de traiter localement des charges de travail complexes tout en garantissant une sécurité de niveau industriel. Alors que selon les analyses récentes, près de 74% du traitement des données industrielles s’effectuera à la périphérie des réseaux d’ici 2030, l’EG500 Mk2 arrive à point nommé pour accompagner cette transformation majeure.

Une architecture processeur taillée pour l’exigence industrielle

Au cœur de l’EG500 Mk2 bat un processeur Intel Atom x6413E, une puce spécifiquement conçue pour les environnements industriels critiques. Cette architecture x86 offre un équilibre remarquable entre performances de calcul et efficacité énergétique, un atout essentiel dans des installations où chaque watt compte. Couplé à 8 Go de RAM, ce processeur permet à la passerelle de gérer simultanément plusieurs flux de données en temps réel, d’exécuter des algorithmes d’analyse avancés et de faire tourner des applications d’intelligence artificielle directement à la source des données.

Beijer Electronics EG500 Mk2

Cette capacité de traitement local répond à une problématique fondamentale de l’automatisation moderne : la nécessité de prendre des décisions en quelques millisecondes. Contrairement aux architectures cloud traditionnelles qui peuvent introduire des latences de plusieurs dizaines, voire centaines de millisecondes, l’EG500 Mk2 permet d’atteindre des temps de réponse quasi instantanés. Pour une chaîne de production robotisée ou un système de contrôle qualité par vision, cette différence n’est pas anodine – elle peut faire la distinction entre un processus fluide et des arrêts de production coûteux.

La conteneurisation Docker au service de l’agilité opérationnelle

L’un des atouts majeurs de l’EG500 Mk2 réside dans son support natif de Docker, cette technologie de conteneurisation qui révolutionne actuellement le déploiement d’applications industrielles. Concrètement, cela signifie que les équipes techniques peuvent empaqueter leurs applications – qu’il s’agisse de logiciels de surveillance, d’algorithmes de maintenance prédictive ou d’interfaces de pilotage – dans des conteneurs standardisés, puis les déployer en quelques minutes sur l’ensemble du parc de passerelles.

Cette approche modulaire transforme radicalement la gestion du cycle de vie applicatif en environnement industriel. Fini le temps où une mise à jour logicielle nécessitait l’arrêt d’une ligne de production pendant des heures : avec Docker, les applications peuvent être actualisées à chaud, testées en environnement isolé avant déploiement, et rapidement reversionnées en cas de problème. Pour les industriels qui jonglent avec des dizaines ou des centaines de machines réparties sur plusieurs sites, cette flexibilité représente un gain de temps et d’efficacité considérable.

Une forteresse numérique face aux cybermenaces

Dans un contexte où les cyberattaques contre les infrastructures industrielles se multiplient, Beijer Electronics a fait de la sécurité une priorité absolue dans la conception de l’EG500 Mk2. La passerelle intègre un pare-feu configuré pour respecter les standards de sécurité les plus exigeants, créant ainsi une première ligne de défense robuste entre les réseaux opérationnels et le monde extérieur. Cette protection périmétrique est d’autant plus cruciale que l’interconnexion croissante des systèmes industriels multiplie les surfaces d’attaque potentielles.

Mais la véritable innovation sécuritaire de l’EG500 Mk2 se situe au niveau matériel, avec l’intégration d’un module TPM (Trusted Platform Module). Cette puce cryptographique dédiée garantit que chaque passerelle possède une identité unique et infalsifiable, permettant un provisionnement sécurisé et une authentification forte lors des communications avec les services cloud. En pratique, cela signifie qu’une passerelle compromise ne peut pas usurper l’identité d’une autre, et que les clés de chiffrement critiques restent protégées même en cas de compromission logicielle. Cette architecture de sécurité multicouche répond aux exigences des référentiels comme IEC 62443, devenu incontournable dans l’industrie.

L’intégration cloud pensée pour l’hybride

L’EG500 Mk2 ne s’inscrit pas dans une logique d’opposition entre edge et cloud, mais plutôt dans une approche d’architectures hybrides intelligentes. La passerelle est nativement compatible avec les principales plateformes cloud industrielles du marché, à commencer par Azure IoT Hub et Azure IoT Edge de Microsoft. Cette intégration native permet de déployer des services Azure directement sur la passerelle, créant ainsi un continuum transparent entre le traitement local et les capacités d’analyse avancées du cloud.

Le support d’Amazon Web Services élargit encore les possibilités d’intégration, offrant aux industriels déjà investis dans l’écosystème AWS la garantie d’une compatibilité sans friction. Cette approche multi-cloud n’est pas qu’une question de flexibilité technique : elle répond à des enjeux stratégiques de souveraineté des données et d’évitement du verrouillage technologique. Un industriel peut ainsi choisir de traiter ses données sensibles en local, d’envoyer les métriques de production vers Azure pour l’analyse en temps réel, et d’archiver les données historiques sur AWS pour la conformité réglementaire, le tout depuis une même passerelle.

Welotec egOS : un système d’exploitation taillé pour la mission critique

Loin des distributions Linux généralistes, l’EG500 Mk2 embarque Welotec egOS, un système d’exploitation spécifiquement durci pour répondre aux contraintes des environnements industriels. Cette base Linux industrialisée se distingue par un cycle de maintenance prévisible et un engagement de support à long terme, deux éléments essentiels pour des équipements qui doivent fonctionner sans interruption pendant des années, voire des décennies. L’obsolescence programmée n’a pas sa place dans l’industrie, et egOS a été conçu avec cette philosophie en tête.

La stratégie de mise à jour et de correctifs d’egOS mérite qu’on s’y attarde. Contrairement aux systèmes d’exploitation grand public où les mises à jour peuvent parfois introduire des régressions, egOS privilégie la stabilité et la prévisibilité. Chaque patch de sécurité est rigoureusement testé en conditions industrielles avant déploiement, et les mises à jour peuvent être orchestrées de manière contrôlée sur l’ensemble du parc. Cette approche permet aux responsables IT/OT de planifier les maintenances sans surprises, tout en garantissant que les vulnérabilités critiques sont rapidement colmatées. L’optimisation native pour la connectivité cloud et le déploiement de conteneurs fait d’egOS un socle technique particulièrement adapté aux architectures edge modernes.

L’alliance avec WebIQ : vers des IHM repensées

L’une des synergies les plus prometteuses de l’EG500 Mk2 réside dans son intégration avec WebIQ, la plateforme d’interfaces homme-machine web de Beijer Electronics. Cette association transforme fondamentalement la manière dont les opérateurs interagissent avec leurs équipements. Plutôt que de nécessiter des terminaux IHM propriétaires coûteux et rigides, WebIQ permet de créer des interfaces web modernes accessibles depuis n’importe quel navigateur – qu’il s’agisse d’une tablette durcie sur le terrain, d’un smartphone pour les interventions de maintenance, ou d’un poste de supervision en salle de contrôle.

L’approche headless – où l’interface graphique est déportée et non physiquement attachée à la passerelle – simplifie radicalement l’architecture des installations. Plus besoin de câbler des écrans spécifiques à chaque point de contrôle : l’opérateur accède à l’interface dont il a besoin via une simple connexion réseau. Cette flexibilité se révèle particulièrement précieuse dans les usines distribuées ou les installations en extérieur, où la maintenance des terminaux traditionnels peut s’avérer complexe. De plus, WebIQ étant basé sur des technologies web standards (HTML5, CSS, JavaScript), les industriels peuvent faire évoluer leurs interfaces avec leurs équipes de développement internes ou faire appel à des prestataires web classiques, sans dépendre de compétences ultra-spécialisées.

Un positionnement stratégique dans l’écosystème Industrie 4.0

L’EG500 Mk2 arrive sur le marché à un moment charnière où les industriels ne peuvent plus se contenter de solutions fragmentées. L’Industrie 4.0 n’est plus un concept théorique mais une réalité opérationnelle, portée par la convergence de l’IoT industriel, de l’intelligence artificielle et du traitement distribué des données. Dans ce contexte, la passerelle de Beijer Electronics se distingue par sa capacité à réunir ces différentes briques technologiques au sein d’une plateforme cohérente et robuste.

Les cas d’usage concrets ne manquent pas. Dans une usine automobile, l’EG500 Mk2 peut traiter en temps réel les flux vidéo de systèmes de vision industrielle pour détecter des défauts microscopiques, tout en remontant les statistiques de qualité vers le MES pour ajustement des paramètres de production. Sur une ligne d’assemblage électronique, la passerelle peut orchestrer la maintenance prédictive en analysant localement les signatures vibratoires des équipements critiques, déclenchant automatiquement des alertes avant la panne. Dans l’agroalimentaire, elle permet de surveiller en continu les paramètres de traçabilité et de sécurité alimentaire, garantissant la conformité réglementaire tout en optimisant les cycles de production.

Une conception industrielle sans compromis

Au-delà de ses capacités logicielles impressionnantes, l’EG500 Mk2 n’oublie pas l’essentiel : survivre dans des environnements industriels hostiles. Sa construction robuste lui permet de résister aux variations de température, aux vibrations, aux interférences électromagnétiques et aux autres agressions courantes dans les ateliers de production. Cette résilience matérielle est un prérequis non négociable pour tout équipement destiné au terrain, où les conditions climatiques contrôlées des datacenters relèvent de la pure fiction.

Cette robustesse s’accompagne d’une connectivité industrielle complète, avec des interfaces adaptées aux protocoles OT traditionnels comme aux standards IT modernes. La passerelle peut dialoguer aussi bien avec des automates programmables vieillissants via des bus de terrain classiques qu’avec des capteurs IoT de dernière génération via Ethernet industriel ou même 5G. Cette polyvalence est cruciale dans la réalité des usines, où coexistent souvent des équipements de plusieurs générations qu’il faut faire communiquer ensemble.

Perspectives : l’edge computing comme nouveau standard industriel

Avec l’EG500 Mk2, Beijer Electronics ne se contente pas de proposer un produit techniquement accompli : l’entreprise prend position sur l’avenir de l’automatisation industrielle. La montée en puissance du traitement edge n’est pas une mode passagère mais une transformation structurelle, portée par la physique même des réseaux et la criticité croissante du temps réel dans les processus industriels. Les hyperscalers cloud l’ont bien compris, qui multiplient désormais leurs offres edge en partenariat avec les opérateurs télécoms et les équipementiers industriels.

Dans ce contexte concurrentiel intense, l’EG500 Mk2 dispose d’atouts solides : une architecture ouverte basée sur des standards, une sécurité pensée dès la conception, une intégration fluide avec les écosystèmes cloud majeurs, et le support d’un acteur reconnu dans l’automatisation industrielle. La prochaine décennie verra probablement l’émergence de nouvelles architectures où l’intelligence se distribuera de manière dynamique entre capteurs intelligents, passerelles edge et datacenters cloud, en fonction des contraintes de latence, de bande passante et de criticité. L’EG500 Mk2 s’inscrit résolument dans cette vision d’usines véritablement intelligentes et adaptatives.

Pour les industriels qui hésitent encore à franchir le cap de la transformation numérique, cette passerelle offre un point d’entrée pragmatique : elle peut commencer modestement par quelques cas d’usage ciblés, puis monter en charge progressivement à mesure que l’organisation gagne en maturité digitale. Cette approche incrémentale réduit les risques tout en permettant d’expérimenter et d’apprendre. Avec l’EG500 Mk2, Beijer Electronics ne livre pas qu’un équipement – mais bien une plateforme évolutive pour bâtir l’usine connectée de demain.

Sensopart lance le DTECT Object 3D, un capteur compact pour la détection d’objets en trois dimensions

Sensopart lance le DTECT Object 3D, un capteur compact pour la détection d’objets en trois dimensions

Dans l’univers de l’automatisation industrielle, la détection d’objets constitue depuis toujours un défi technique majeur. Si le marché regorge de capteurs capables de repérer la présence d’une pièce dans une zone définie, rares sont ceux qui parviennent à analyser sa géométrie, son orientation ou sa complétude avec la précision d’une caméra 3D. C’est précisément cette lacune que Sensopart entend combler avec son nouveau capteur DTECT Object 3D, une innovation qui promet de démocratiser l’inspection tridimensionnelle en la rendant aussi accessible qu’un capteur photoélectrique classique.

Une technologie stéréo structurée brevetée dans un format miniaturisé

Le DTECT Object 3D se distingue par l’intégration d’une technologie de lumière structurée stéréo infrarouge brevetée, une approche habituellement réservée aux caméras 3D professionnelles. Ce système repose sur le principe de la vision stéréo active, où deux capteurs analysent simultanément la géométrie d’un objet sous différents angles, permettant ainsi une reconstruction volumétrique précise. Cette prouesse technique est d’autant plus remarquable qu’elle trouve place dans un boîtier compact équivalent à celui d’un capteur de proximité standard.

Sensopart DTECT Object 3D

Sensopart propose deux versions du DTECT pour s’adapter aux différentes contraintes d’installation. La version courte portée offre une détection jusqu’à 200 millimètres, idéale pour les applications de contrôle rapproché sur convoyeurs vibrants ou postes d’assemblage. La variante longue portée étend quant à elle ses capacités jusqu’à 500 millimètres, ouvrant des perspectives d’utilisation dans des configurations où l’espace entre le capteur et la zone d’inspection est plus important. Cette flexibilité de déploiement répond à une demande croissante des industriels cherchant à standardiser leurs solutions de détection tout en conservant une adaptabilité maximale.

Simplicité d’utilisation : l’apprentissage par simple pression de bouton

L’une des innovations majeures du DTECT Object 3D réside dans sa philosophie d’utilisation radicalement simplifiée. Là où les systèmes de vision traditionnels nécessitent des compétences pointues en programmation et en traitement d’image, ce capteur s’enseigne selon le même principe qu’un capteur rétroréfléchissant. L’opérateur positionne simplement la pièce dans l’orientation souhaitée et appuie sur un bouton du dispositif. Le capteur mémorise instantanément le volume et la géométrie de référence, créant ainsi un modèle tridimensionnel qui servira de base de comparaison pour toutes les inspections ultérieures.

Cette approche intuitive élimine la nécessité de logiciels externes ou de connaissances approfondies en vision industrielle. L’écran LCD couleur intégré au boîtier permet d’ajuster rapidement le champ de vision ou la hauteur pertinente d’analyse directement via les boutons dédiés. Une fois l’apprentissage effectué, l’anneau lumineux visible de tous côtés indique instantanément l’état opérationnel et le résultat de l’inspection en mode « Conforme / Non conforme ». Pour les utilisateurs souhaitant affiner leurs paramètres, l’interface IO-Link offre des possibilités d’ajustement supplémentaires sans complexifier l’expérience utilisateur de base.

Applications concrètes : de l’orientation pièce au contrôle de complétude

Sur les convoyeurs vibrants, le DTECT Object 3D excelle dans la détection d’orientation des pièces. Un cas d’usage typique concerne l’alimentation de roues dentées issues de bacs de stockage, où le système identifie avec fiabilité si la pièce se présente face vers le haut ou vers le bas. Cette capacité permet souvent d’éliminer les mécanismes d’isolation complexes traditionnellement nécessaires, générant des économies substantielles tant en termes de coûts d’équipement que de temps de mise en œuvre. Les pièces mal orientées peuvent être immédiatement écartées du flux de production par un simple jet d’air comprimé, automatisant ainsi un processus autrefois manuel ou nécessitant des systèmes mécaniques élaborés.

Dans le domaine du contrôle de complétude, le capteur démontre une efficacité remarquable pour l’inspection de conteneurs et d’assemblages. Que ce soit pour vérifier la présence de tous les composants dans un emballage ou détecter des pièces manquantes sur un support de convoyeur, le système compare en temps réel la géométrie observée au modèle de référence appris. Cette approche volumétrique offre une robustesse supérieure aux solutions optiques 2D traditionnelles, particulièrement dans les environnements poussiéreux où les systèmes de vision classiques montrent leurs limites. La technologie infrarouge du DTECT maintient ses performances même face à des particules en suspension qui perturberaient une inspection par lumière visible.

Robustesse opérationnelle et intégration simplifiée

Le DTECT Object 3D a été conçu pour résister aux contraintes des environnements industriels exigeants. Son boîtier compact intègre non seulement les composants optiques et électroniques nécessaires à l’inspection 3D, mais aussi un anneau indicateur lumineux visible à 360 degrés, facilitant la surveillance du statut opérationnel depuis n’importe quel angle. Cette attention portée à l’ergonomie se retrouve également dans le choix d’un connecteur standard M12 à 5 broches, garantissant une compatibilité immédiate avec l’infrastructure électrique existante dans la plupart des installations industrielles.

L’avantage concurrentiel du DTECT réside dans sa capacité à délivrer des informations volumétriques, des contrôles de présence difficiles à détecter et une reconnaissance de caractéristiques géométriques sans nécessiter l’infrastructure logicielle lourde typique des systèmes de vision 3D. Cette autonomie fonctionnelle accélère considérablement les déploiements et réduit les coûts de formation du personnel. Pour les processus de production flexibles exigeant efficacité et précision, cette solution représente un changement de paradigme : la puissance d’analyse d’une caméra 3D combinée à la simplicité d’utilisation d’un capteur de détection.

Un positionnement stratégique sur le marché de l’Industrie 4.0

Avec le DTECT Object 3D, Sensopart s’inscrit dans une tendance forte de démocratisation des technologies avancées d’inspection. Le fabricant allemand, fort de plus de trois décennies d’expertise en technologie de capteurs, répond ainsi à une attente du marché : rendre accessible la vision 3D aux lignes de production qui ne disposent ni du budget ni des compétences pour déployer des systèmes de vision complexes. Cette approche s’inscrit parfaitement dans la philosophie de l’Industrie 4.0, où la flexibilité et la rapidité de reconfiguration des lignes de production deviennent des avantages compétitifs décisifs.

Le capteur trouve naturellement sa place dans des secteurs variés : l’automobile pour le contrôle de sous-ensembles, l’électronique pour la vérification d’assemblages miniaturisés, l’emballage pour l’inspection de complétude, ou encore la logistique pour le tri et l’orientation de colis. Son format compact et sa facilité d’intégration permettent d’envisager des retrofits sur des lignes existantes sans modifications majeures, un atout considérable dans un contexte où la modernisation progressive des installations prime souvent sur le remplacement complet des équipements.

Perspectives et impact sur les standards de qualité

L’arrivée du DTECT Object 3D sur le marché pourrait bien redéfinir les attentes en matière de contrôle qualité automatisé. En éliminant la barrière technique et financière qui séparait jusqu’à présent les capteurs simples des systèmes de vision 3D sophistiqués, Sensopart ouvre la voie à une généralisation de l’inspection volumétrique dans des applications où elle était auparavant considérée comme trop complexe ou trop coûteuse. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique plus large de montée en gamme des standards de qualité industrielle, où même les petites séries et les productions à forte variabilité peuvent désormais bénéficier d’un contrôle tridimensionnel rigoureux.

À moyen terme, on peut anticiper que cette technologie influencera les architectures de contrôle qualité en favorisant une détection au plus près du processus de production plutôt qu’en fin de ligne. La simplicité de déploiement du DTECT permettra de multiplier les points de contrôle sans alourdir la charge de maintenance ni nécessiter une expertise vision répartie sur de nombreux opérateurs. Cette décentralisation du contrôle qualité répond aux exigences de traçabilité et de réactivité qui caractérisent les usines modernes, où chaque défaut doit être identifié au plus tôt pour minimiser les rebuts et optimiser les flux de production. Le DTECT Object 3D s’affirme ainsi comme un maillon essentiel de la transformation numérique des ateliers, preuve que l’innovation industrielle réside autant dans la démocratisation technologique que dans les performances brutes.

OpenBlue : la plateforme qui transforme les bâtiments en écosystèmes intelligents et durables

OpenBlue : la plateforme qui transforme les bâtiments en écosystèmes intelligents et durables

Dans un contexte où la décarbonation s’impose comme priorité stratégique et où les coûts énergétiques ne cessent de grimper, les gestionnaires d’infrastructures cherchent des solutions technologiques capables de répondre simultanément aux enjeux de durabilité et de performance opérationnelle. Johnson Controls propose avec OpenBlue Enterprise Manager une réponse ambitieuse à ces défis, en déployant une plateforme IoT qui positionne l’entreprise américaine comme leader reconnu des bâtiments intelligents.

Un acteur historique qui réinvente l’intelligence des bâtiments

Avec 140 ans d’expérience dans l’innovation du bâtiment et plus de 9 200 brevets actifs, Johnson Controls n’aborde pas le marché des bâtiments intelligents en novice. L’entreprise équipe aujourd’hui 90 % des bâtiments les plus emblématiques de la planète, du Burj Khalifa à Dubaï au Shanghai Tower, en passant par l’Empire State Building. Cette expertise historique se traduit par une présence opérationnelle dans plus de 150 pays et un réseau de plus de 100 000 experts à l’échelle mondiale.

OpenBlue

La plateforme OpenBlue incarne la convergence de ce savoir-faire centenaire avec les technologies numériques les plus avancées. Reconnue comme leader par les cabinets d’analyse Verdantix et ABI Research, la solution a obtenu les scores les plus élevés en matière de capacités fonctionnelles parmi les principaux fournisseurs de plateformes numériques IoT. Cette reconnaissance s’appuie notamment sur l’intégration de plus de 240 000 appareils connectés et la gestion de plus de 11 millions de mètres carrés de surfaces de bâtiments à travers 4 000 sites.

Une architecture ouverte qui unifie les données du bâtiment

Au cœur d’OpenBlue Enterprise Manager se trouve une architecture cloud hébergée sur Microsoft Azure qui agrège l’ensemble des flux de données du bâtiment. La plateforme connecte via le pont OpenBlue les systèmes de gestion du bâtiment, les équipements CVC, les compteurs d’énergie, les capteurs IoT et les systèmes informatiques existants. Cette approche intégrée élimine les silos traditionnels qui fragmentent la vision des performances énergétiques et opérationnelles.

L’ouverture de la plateforme constitue un atout majeur pour les exploitants confrontés à des infrastructures hétérogènes. Les API ouvertes permettent de connecter des données externes comme les informations météorologiques, les tarifs énergétiques des fournisseurs ou les systèmes CAFM (Computer-Aided Facility Management). Cette capacité d’intégration bidirectionnelle garantit que la solution s’insère naturellement dans l’écosystème technologique existant sans imposer de remplacement massif d’équipements. Les utilisateurs peuvent ainsi créer des compteurs virtuels pour calculer la consommation d’appareils spécifiques ou générer des KPI énergétiques personnalisés adaptés à leur activité.

L’intelligence artificielle au service de l’efficacité énergétique

OpenBlue se distingue par l’intégration native d’algorithmes d’intelligence artificielle et de machine learning qui transforment les données brutes en recommandations actionnables. Le système intègre plus de 500 cas d’utilisation prédéfinis et plus de 20 000 règles de détection automatique de défauts. Ces capacités analytiques permettent d’identifier les anomalies de consommation, les équipements défaillants et les opportunités d’optimisation sans intervention humaine.

Les fonctionnalités prédictives représentent une avancée particulièrement significative. Le module de prévision énergétique utilise des techniques d’apprentissage profond pour anticiper la consommation au niveau du bâtiment complet ou de chaque équipement, en tenant compte des conditions météorologiques et des schémas d’occupation. Ces prédictions facilitent l’écrêtement des pointes, le déplacement de charge et les décisions d’approvisionnement énergétique, permettant généralement une réduction de 10 à 12 % de la consommation totale. L’IA générative vient compléter ce dispositif en produisant des observations et recommandations formulées en langage naturel, rendant l’exploitation de la plateforme accessible aux équipes non techniques.

Un accompagnement progressif vers la neutralité carbone

OpenBlue propose une approche modulaire qui permet aux organisations d’avancer par étapes dans leur trajectoire de décarbonation. Le parcours commence par le Net Zero Advisor, qui établit un suivi précis des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation énergétique. Les gestionnaires peuvent fixer des objectifs de réduction au niveau du portefeuille puis les cascader automatiquement sur chaque site en fonction de ses caractéristiques spécifiques. Les tableaux de bord affichent en temps réel les progrès par rapport aux cibles établies et alertent sur les écarts de trajectoire.

OpenBlue

Les résultats mesurés sur le terrain témoignent de l’efficacité de cette méthodologie. Un fonds d’investissement immobilier britannique a ainsi réduit ses dépenses énergétiques de 10 % en quelques années seulement, économisant 290 000 livres sterling annuellement tout en éliminant 587 tonnes métriques de CO2, soit 92 % de ses émissions de scope 1 et 2. La Standard Chartered Bank, déployant la solution sur 789 bâtiments en Asie-Pacifique, a enregistré une baisse de 12 % de sa consommation énergétique avec plus de 600 000 dollars d’économies dès la première année. Ces performances s’appuient sur la détection automatique des gaspillages comme les charges de base élevées en période inoccupée ou les pics de demande anormaux.

Des fonctionnalités avancées pour l’optimisation opérationnelle

Au-delà de l’énergie, OpenBlue Enterprise Manager couvre l’ensemble des dimensions de la performance du bâtiment. Le système gère plus de 3 000 compteurs en surveillant leur état de santé, détectant les valeurs plates ou les compteurs hors ligne avant qu’ils n’affectent la qualité des données. Cette vigilance automatisée garantit la fiabilité des mesures indispensables au pilotage des installations.

Les modules d’optimisation autonome représentent le niveau le plus avancé de la plateforme. L’optimisation des centrales électriques ajuste automatiquement les équipements de production et de distribution en fonction des conditions externes et des besoins internes, maximisant l’efficacité sans intervention manuelle. L’optimisation énergie et confort équilibre dynamiquement les paramètres de chauffage, ventilation et climatisation pour minimiser la consommation tout en maintenant le bien-être des occupants. Ces fonctionnalités s’appuient sur des modèles de jumeaux numériques qui simulent le comportement thermique du bâtiment et anticipent les ajustements nécessaires.

La gestion de projet intégrée pour les mesures d’économie d’énergie

OpenBlue ne se contente pas d’identifier les opportunités d’amélioration : la plateforme intègre des outils de gestion de projet permettant de suivre la mise en œuvre des mesures d’économie d’énergie. Les utilisateurs peuvent documenter plus de 130 catégories d’actions d’amélioration en précisant l’impact attendu sur l’énergie, les coûts et les émissions, ainsi que le budget, le calendrier et le retour sur investissement de chaque projet. Cette traçabilité complète facilite l’arbitrage des investissements et la justification des dépenses auprès des parties prenantes.

Le reporting avancé s’appuie sur l’intégration native de Microsoft Power BI pour créer des tableaux de bord personnalisés et des rapports détaillés. Les gestionnaires peuvent filtrer et découper dynamiquement les données pour produire les vues adaptées à chaque interlocuteur, du technicien de maintenance au directeur financier. La capacité de partage simplifie la communication entre équipes et favorise une culture de transparence sur les performances énergétiques. Les fonctionnalités de facturation énergétique permettent même de répartir précisément les coûts entre locataires dans les immeubles multi-occupants, rendant visible l’impact individuel de chaque utilisateur.

Sécurité et conformité au cœur de la conception

Dans un environnement où les cybermenaces visent de plus en plus les infrastructures critiques, Johnson Controls a fait de la sécurité un pilier fondamental d’OpenBlue. La plateforme répond aux standards les plus exigeants de l’industrie, incluant la certification IEC 62443-4-1 pour le développement sécurisé, la conformité au NIST Cybersecurity Framework et l’obtention du rapport SOC 2 Type II attestant de la robustesse des contrôles de sécurité et de disponibilité.

La protection des données personnelles respecte les réglementations internationales les plus strictes, notamment le RGPD européen et les règles transfrontalières APEC CBPR. Cette conformité multiréglementaire rassure les organisations opérant dans plusieurs juridictions sur leur capacité à respecter les obligations légales tout en bénéficiant d’une solution globale unifiée. L’architecture Zero Trust appliquée au cloud garantit que chaque accès est systématiquement vérifié et que les données sont chiffrées aussi bien en transit qu’au repos. Cette approche sécuritaire n’est pas un ajout superficiel mais le fruit d’une démarche structurée intégrée dès la conception des produits.

Un écosystème de services connectés pour amplifier l’impact

OpenBlue Enterprise Manager s’inscrit dans un écosystème plus large de solutions connectées développées par Johnson Controls. Les clients peuvent étendre les fonctionnalités de base avec des applications spécialisées comme le Workplace Advisor pour optimiser l’utilisation des espaces, l’Equipment Performance Advisor pour améliorer la fiabilité des installations ou le kiosque GreenHub pour communiquer visuellement sur les performances de durabilité auprès des occupants et visiteurs.

Cette approche modulaire permet d’adapter précisément la solution aux besoins de chaque organisation sans surcharger les utilisateurs de fonctionnalités superflues. Les gestionnaires peuvent commencer par un périmètre restreint puis enrichir progressivement leur déploiement à mesure que les équipes montent en compétence et que les cas d’usage se précisent. L’engagement de Johnson Controls dans l’innovation se manifeste par des mises à jour régulières du produit qui intègrent les retours terrain et exploitent les dernières avancées technologiques, notamment dans le domaine de l’IA générative.

Avec OpenBlue Enterprise Manager, Johnson Controls démontre qu’il est possible de concilier performance économique et responsabilité environnementale grâce à une exploitation intelligente des données du bâtiment. La plateforme illustre comment l’IoT industriel, lorsqu’il est déployé avec l’expertise métier adéquate et une architecture ouverte, transforme radicalement la gestion des infrastructures en substituant la réactivité par l’anticipation et les intuitions par des décisions basées sur des faits mesurables. Dans un contexte où chaque kilowattheure économisé compte autant pour le compte d’exploitation que pour l’empreinte carbone, cette approche systémique de l’optimisation énergétique représente bien plus qu’une évolution technologique : elle redéfinit les standards de ce qu’un bâtiment intelligent peut accomplir.

Global Industrie 2026 : Le grand rendez-vous de la réindustrialisation française

Global Industrie 2026 : Le grand rendez-vous de la réindustrialisation française

Du 30 mars au 2 avril 2026, Paris Nord Villepinte accueillera la 8e édition de Global Industrie, le plus grand rassemblement industriel en France et l’un des trois premiers en Europe. Placé sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron, cet événement d’envergure réunira 60 000 industriels, 2 500 exposants et 750 intervenants autour d’un objectif commun : bâtir l’industrie de demain.

Cette édition se distingue par une ambition claire formulée par Sébastien Gillet, Directeur Général de GL events exhibitions industries : « Positivons l’industrie ! » Un message qui résonne avec force à l’heure où le secteur industriel français fait face à des défis majeurs tout en démontrant une résilience remarquable. Les signaux encourageants se multiplient : une progression du PIB français de 0,8% en 2025 portée par l’aéronautique, un rebond de la production manufacturière de 3,5% en juin 2025, et un soutien financier renforcé de 500 millions d’euros pour les PME et ETI de la défense.

Créativité et Made in France : le fil rouge de 2026

Global Industrie 2026 place l’excellence française au centre de son dispositif en mettant en lumière le lien indissociable entre technologies industrielles et créativité. L’industrie française ne se résume pas à la production de masse : elle incarne l’art de vivre à la française, ce subtil équilibre entre tradition et innovation qui fait sa renommée mondiale. De la joaillerie à la gastronomie, de la maroquinerie aux solutions technologiques de pointe, le salon proposera un parcours original illustrant comment l’industrie française irrigue la création.

Cette thématique trouvera son expression la plus spectaculaire lors de la 5e édition des Golden Tech, le concours d’excellence qui valorise les savoir-faire industriels. Plus de 100 candidats s’affronteront dans 11 métiers, du tournage à la robotique, en passant par la mécatronique et la supply chain. Chaque épreuve incarnera cette alliance entre expertise technique et créativité : les candidats en robotique programmeront leurs robots pour saisir des macarons, tandis que les spécialistes du soudage travailleront sur des éléments de bouteilles de parfum.

L’espace Booster : connecter les industriels aux solutions de demain

Parmi les innovations majeures de cette édition, l’espace Booster se positionne comme un véritable hub stratégique. Conçu pour orienter les industriels vers des solutions immédiatement activables, ce dispositif mobilise une soixantaine d’acteurs organisés autour de quatre pools thématiques : financement et investissement, développement international, compétences, et conseil stratégique. Au cœur du dispositif, un hub central propose un parcours guidé et une cartographie personnalisée des acteurs en fonction des besoins spécifiques de chaque entreprise.

Vingt startups sélectionnées via un appel à manifestation d’intérêt présenteront des solutions opérationnelles en réponse aux défis actuels de la transformation industrielle. Parmi elles, AMFREE et son imprimante 3D métal hybride, DeepHawk et sa solution de contrôle qualité visuel par IA détectant les anomalies en 15 millisecondes, ou encore Fluiidd, spin-off du CEA, qui révolutionne la surveillance des fluides industriels grâce à un scanner électrique muni d’intelligence artificielle. Ces innovations concrètes illustrent la vitalité de l’écosystème français de l’innovation industrielle.

L’Arena : attirer les talents de demain

Située dans le hall 6, l’Arena constitue une autre nouveauté stratégique de Global Industrie 2026. Cet espace dédié à l’attractivité des métiers industriels accueillera l’espace GI Avenir et les compétitions des Golden Tech, avec un objectif clair : sensibiliser 8 000 jeunes, dès le collège, aux réalités et aux opportunités de l’industrie contemporaine. L’enjeu est de taille dans un contexte où 153 000 postes restent à pourvoir dans le secteur industriel français.

Les visiteurs découvriront des animations interactives : un robot de la gamme SCARA de Fanuc jouant les DJ, une piste pour tester les rollers AtmosGear, des démonstrations de soudure par la Veb Métallerie, et la Coupe de France de Robotique. Un hackathon mobilisera des équipes de jeunes mentorées par des champions des Worldskills pour résoudre des problématiques réelles posées par les exposants. En complément, un espace job dating organisé avec Jenesuispasuncv proposera des entretiens d’embauche, après le succès de l’édition 2025 qui avait réuni 500 candidats et 70 recruteurs pour 1 000 entretiens.

Technologies numériques : le village s’agrandit

Le village des technologies numériques franchit une nouvelle étape en élargissant son périmètre à trois piliers technologiques essentiels. Aux côtés de la 5G privée, de la cybersécurité et de l’IA industrielle déjà présents, l’édition 2026 intègre le cloud et l’edge computing pour optimiser la gestion des données, les jumeaux numériques pour modéliser et simuler les processus industriels, et les data centers pour assurer la souveraineté numérique.

Sur une surface de 450 m², une cinquantaine d’exposants parmi lesquels HubOne, Nokia Network France et Araïko présenteront leurs solutions. Cette extension répond à un besoin stratégique : selon le 6e baromètre France Num, seules 26% des entreprises utilisent actuellement des solutions d’IA, tandis que 52% des dirigeants expriment des inquiétudes concernant le piratage des données. Le village devient ainsi un hub stratégique où opérateurs, éditeurs, intégrateurs et industriels peuvent échanger sur les meilleures pratiques et solutions de sécurisation.

Les Français plébiscitent l’industrie : les enseignements de l’enquête IPSOS

L’enquête IPSOS « Les Français et l’industrie », menée du 28 au 31 octobre 2025 auprès de 1 000 personnes représentatives, révèle un attachement massif à l’industrie française. Les chiffres sont éloquents : 93% des Français estiment qu’une économie forte ne peut exister sans une industrie forte, 75% ont une bonne image du secteur, et 85% se déclarent prêts à payer plus cher pour des produits fabriqués en France. Plus remarquable encore, 86% encourageraient leurs enfants ou petits-enfants à travailler dans l’industrie, témoignant d’un regain d’attractivité significatif.

Cette adhésion se traduit par un soutien concret aux mesures structurantes : 73% des Français se montrent favorables à un « visa compétences industrielles » facilitant l’embauche d’ingénieurs et de techniciens étrangers dans les secteurs en tension, tandis que 85% approuvent des mesures de protectionnisme européen, même si celles-ci entraînent une hausse des prix. Enfin, 76% seraient prêts à placer leur épargne dans un livret dédié au financement de la réindustrialisation, démontrant un engagement qui dépasse les simples déclarations d’intention.

L’entrepôt connecté : la logistique de demain en démonstration

Le village manutention, stockage et logistique fait son apparition sur l’édition parisienne avec 4 000 m² dédiés et une soixantaine d’exposants. Le temps fort de cet espace sera « l’Entrepôt connecté by GI », une immersion dans l’entrepôt du futur où les technologies révolutionnent la logistique. Co-créé avec Proxinnov et connecté par HubOne, cet espace présentera des postes de travail optimisés pour la préparation de commandes, des outils de visualisation en temps réel des indicateurs de performance, et des solutions innovantes en robotique et ergonomie au travail.

Porter la voix de l’industrie : 750 speakers mobilisés

La Grande Scène accueillera une programmation ambitieuse articulée autour de quatre thématiques quotidiennes : « Nos industries face au monde » le lundi, « L’accompagnement de nos industries en mouvement » le mardi, « Recherche, innovation, transformation : nos industries à la pointe » le mercredi, et « La jeunesse, poumon de nos industries » le jeudi. Parmi les intervenants annoncés figurent Sébastien Martin, Ministre délégué chargé de l’industrie, Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président du Shift Project, Etienne Klein, physicien et directeur de recherche au CEA, ou encore Christelle Bories, présidente d’Eramet.

La GITV, plateau télévisé au cœur du salon, rendra compte des actualités du secteur avec des émissions délocalisées de chaînes partenaires et des émissions spéciales mettant en lumière les acteurs de l’industrie. Cette diversité de formats et d’intervenants illustre la volonté de Global Industrie de servir de caisse de résonnance à toutes les voix de l’industrie française.

Un carrefour d’opportunités pour 14 univers industriels

Global Industrie 2026 déploie son offre sur 14 univers complémentaires couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle : assemblage et fixations, électronique, énergie et production durable, finition et traitements des matériaux, forge et fonderie, mesure et contrôle, plasturgie et composites, robotique, smart manufacturing, tôlerie et soudage, usinage et fabrication additive. Cette diversité permet aux 60 000 visiteurs attendus d’accéder à une base de données d’1 million de contacts qualifiés, de repérer les innovations majeures, d’identifier des investisseurs et fournisseurs stratégiques, et d’anticiper les mutations technologiques à venir.

Avec plus de 3 000 machines et robots en fonctionnement, 91 pays représentés et 50 filières industrielles présentes, Global Industrie s’affirme comme bien plus qu’un simple salon professionnel. C’est un catalyseur d’idées, d’innovations et de coopérations qui réunit pendant quatre jours tous les acteurs du secteur pour penser et bâtir collectivement l’industrie de demain. Dans un contexte économique exigeant, cet événement démontre que l’industrie française possède les ressources, les talents et la créativité nécessaires pour relever les défis de la réindustrialisation et affirmer sa souveraineté technologique.

Présentation

Passionné par l'évolution de l’industrie, j’ai fondé ce site en 2017. Sa vocation ? Vous présenter les dernières nouveautés dans le domaine de la transformation digitale au sein de l'Industrie 4.0.

RIVIERE Vincent - Fondateur

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