Micronora 2026 : les microtechniques au coeur de l’aéronautique, du spatial et de la défense

Du 29 septembre au 2 octobre 2026, le Parc des Expositions Micropolis de Besançon accueillera la nouvelle édition du salon international Micronora, rendez-vous biennal de référence dédié aux microtechniques et à la précision. Avec 800 exposants attendus sur 25 000 m² d’exposition et 15 000 visiteurs professionnels, l’événement s’annonce comme l’un des plus ambitieux de son histoire. Au coeur du programme 2026 : un ZOOM thématique élargi consacré aux secteurs aéronautique, spatial et défense, en partenariat avec le cluster ASD du pôle de compétitivité PMT.

Un positionnement stratégique dicté par les enjeux géopolitiques et industriels

Le choix du thème 2026 ne doit rien au hasard. Dans un contexte géopolitique instable où les enjeux de souveraineté industrielle s’imposent avec force, la filière aéronautique, spatiale et de défense (ASD) cristallise des besoins technologiques considérables. La France est directement concernée : le remplacement de l’Airbus A320 mobilise toute la chaîne de sous-traitance nationale, plusieurs lancements de satellites sont programmés en 2026, et les budgets de défense européens connaissent une montée en puissance sans précédent depuis la fin de la Guerre froide.

La filière ASD est structurellement gourmande en microtechniques. Chaque aéronef, chaque satellite, chaque système d’arme embarque des milliers de composants à haute valeur ajoutée issus de la miniaturisation, du micro-usinage, de l’assemblage de précision et des traitements de surface avancés. C’est précisément ce lien entre la performance des grands systèmes et les savoir-faire micromécaniques que Micronora 2026 entend rendre visible et concret.

Un ZOOM inédit : des drones, des matériaux augmentés et de la recherche de pointe

Le ZOOM Micronora 2026 double sa surface par rapport à l’édition précédente et accueille déjà une quarantaine de sociétés et laboratoires. Parmi les temps forts annoncés, le drone omnidirectionnel d’Aerix Systems, capable d’atteindre 200 km/h avec une précision inférieure au degré en tangage, roulis et lacet, sera présenté en démonstration. Le ciel de cockpit Safran Electronics & Defense illustrera, quant à lui, la densité des composants microtechniques intégrés dans un poste de pilotage moderne.

La thématique des matériaux occupe une place centrale. L’allègement des structures aéronautiques est l’un des leviers prioritaires pour atteindre l’objectif européen d’un avion zéro émission nette en 2050, feuille de route pilotée par le CORAC. Plusieurs exposants illustreront les technologies de rupture en cours d’industrialisation : le frittage SPS (Spark Plasma Sintering) de Sintermat pour la production d’aubes de turbine en superalliages base nickel, les céramiques avancées de Solcera pour des assemblages verre-métal destinés aux applications spatiales, ou encore les alliages métalliques amorphes Vulkalloys de Vulkam, dont la première usine ouvre en 2026.

La fabrication additive et le laser, vecteurs d’innovation pour l’ASD

Autre axe fort du salon : les procédés laser et la fabrication additive métallique. Le Club Laser et Procédés (CLP) animera une demi-journée de conférences techniques le 29 septembre, couvrant des sujets aussi variés que la qualification de pièces aéronautiques en fabrication additive, la fonctionnalisation de surface par laser femtoseconde, ou encore la métrologie non destructive multi-échelle. Des entreprises reconnues comme Lasea, Charmilles Laser, MKS, Amplitude et Alphanov y présenteront leurs dernières avancées.

La recherche publique sera également bien représentée. L’Institut FEMTO-ST, unité mixte CNRS implantée à Besançon, présentera notamment le projet PABLO, une maquette représentative des modes vibratoires structurels d’un aéronef, ainsi qu’une virole active d’entrée d’air de nacelle capable de réduire les nuisances sonores moteur. Les laboratoires I2M et LABOMAP, affiliés à l’Institut Carnot Arts, apporteront leurs travaux sur la maintenance conditionnelle par ondes de Lamb et l’usinage avancé en conditions sévères.

Un programme d’animations pensé pour les décideurs industriels

Au-delà de l’espace d’exposition, Micronora 2026 structure un programme d’animations conçu pour répondre aux attentes des industriels en quête de visibilité stratégique sur leurs marchés. La journée aéronautique, spatiale et défense du mercredi 30 septembre mobilisera des acteurs de premier plan : le GIFAS, la DGAC, le CORAC et la DGA prendront la parole sur des sujets tels que la recherche et technologie appliquée ou les enjeux de supply chain dans la filière. Des témoignages de PME et de grands groupes illustreront concrètement l’accessibilité de ces marchés pour des entreprises de toutes tailles.

Une nouvelle Agora, ouverte sur trois journées du salon, accueillera des conférences inspirantes à vocation transversale. L’intervention de Philippe Croizon, dont le parcours illustre la résilience et le dépassement de soi, viendra éclairer différemment les notions de performance industrielle. Pierre Gattaz donnera le coup d’envoi de l’édition le 29 septembre. Le 15e Micro & Nano Event, les 1er et 2 octobre, proposera par ailleurs des rencontres B2B internationales structurées via le réseau Enterprise Europe Network. Et les Micronora Awards récompenseront les meilleures innovations en micro et nanotechnologies présentées pour la première fois sur le salon, avec des candidatures ouvertes jusqu’au 13 juin 2026.

Micronora Americas : une ambition transatlantique pour les microtechniques

L’édition 2026 s’inscrit aussi dans une dynamique d’expansion internationale. L’association Micronora a annoncé la création de Micronora Americas, dont la première édition se tiendra du 14 au 16 septembre 2027 au Palais des Congrès de Montréal, sur 5 000 m² d’exposition. L’objectif est de bâtir un pont durable entre les écosystèmes européens et panaméricains des microtechniques, deux univers encore peu connectés malgré leurs complémentarités évidentes en aéronautique, en technologies médicales et en ingénierie de précision.

Pour les industriels du secteur ASD comme pour les acteurs plus généralistes des microtechniques, Micronora 2026 représente une opportunité rare de capter en un lieu unique l’état de l’art technologique, de tisser des relations avec les donneurs d’ordres et d’identifier des partenaires capables de répondre aux exigences croissantes en matière de précision, de fiabilité et de traçabilité. Un rendez-vous à ne pas manquer à Besançon, du 29 septembre au 2 octobre 2026.

CleverReader Pepperl+Fuchs : le lecteur de codes 1D/2D compact qui monte en cadence

Dans les environnements industriels modernes, la lecture fiable de codes-barres et de matrices de données est devenue un prérequis incontournable. Traçabilité des pièces, gestion des flux logistiques, contrôle qualité en microélectronique : les exigences ne cessent de croître, tandis que les espaces disponibles dans les lignes de production se réduisent. C’est dans ce contexte que Pepperl+Fuchs, acteur historique de la captation industrielle, lance le CleverReader, un lecteur de codes stationnaire 1D/2D conçu pour allier compacité, polyvalence et accessibilité économique.

Un lecteur compact taillé pour les contraintes du terrain

Le CleverReader s’inscrit dans une logique de simplicité maîtrisée. Sa conception compacte facilite son intégration dans des espaces réduits, là où les solutions plus encombrantes peinent à trouver leur place. L’interface RS-232 et le câble convertisseur 24 V/5 V avec connexion de déclenchement intégrée permettent une mise en service rapide, sans nécessiter d’adaptateurs supplémentaires ni de modifications d’infrastructure.

CleverReader Pepperl+Fuchs

Le paramétrage suit la même philosophie : l’utilisateur peut configurer l’appareil via des codes de contrôle directement sur le lecteur, ou passer par une interface graphique intuitive sur PC. Cette double option réduit sensiblement la courbe d’apprentissage pour les techniciens et opérateurs de maintenance, un avantage concret dans les environnements où le temps de mise en route est critique.

Deux versions pour deux niveaux d’exigence

Pepperl+Fuchs décline le CleverReader en deux références adaptées à des niveaux d’exigence distincts. La version de base VOI1000 cible les applications statiques où la fiabilité de lecture prime sur la vitesse. Elle couvre l’ensemble des codes 1D et 2D courants, y compris sur des supports difficiles comme les surfaces réfléchissantes ou les écrans, grâce à sa technologie de capteur optique avancée.

La version haute performance VOI1100 franchit un palier supplémentaire avec deux capacités différenciantes. D’une part, elle lit les codes en mouvement à des vitesses atteignant 3,5 m/s, ce qui répond directement aux cadences des convoyeurs rapides dans les secteurs de l’emballage ou de la logistique e-commerce. D’autre part, elle intègre la lecture des marquages directs sur pièce (Direct Part Marking, DPM), une technologie de plus en plus répandue dans l’aéronautique, l’automobile et la microélectronique pour graver ou marquer des identifiants directement sur les composants, sans étiquette.

Le marquage DPM : un enjeu croissant pour la traçabilité industrielle

Le DPM présente des défis optiques spécifiques : les codes gravés ou marqués au laser sur métal, plastique ou verre génèrent des contrastes faibles et des réflexions parasites qui mettent en défaut les lecteurs classiques. La capacité du VOI1100 à déchiffrer ces marquages étend significativement le périmètre d’utilisation du CleverReader vers des secteurs à forte valeur ajoutée, où la traçabilité est soumise à des réglementations strictes comme la directive UDI dans le médical ou les normes constructeurs automobiles.

Des fonctions avancées pour une intégration système facilitée

Au-delà de la lecture brute, le CleverReader embarque plusieurs fonctions qui enrichissent son utilité dans un contexte de production connectée. La chaîne de sortie est entièrement paramétrable pour s’adapter au format attendu par le système ERP de l’entreprise, évitant ainsi les développements d’interface supplémentaires et accélérant l’intégration dans les flux de données existants.

La mémoire automatique des images d’erreur constitue un outil de diagnostic précieux : lors d’une lecture échouée, le lecteur conserve une capture de l’objet incriminé, permettant aux équipes qualité d’analyser la cause racine sans interrompre la production. La fonction match code, quant à elle, permet de comparer le code lu à une référence attendue pour valider ou rejeter automatiquement une pièce, une fonctionnalité utile dans les postes de contrôle qualité ou de tri.

Plusieurs modes de lecture sont également disponibles pour s’adapter à la diversité des configurations industrielles : déclenchement par signal externe, lecture continue, ou activation par détection de présence. Cette flexibilité permet d’adapter le comportement du lecteur à la logique de la ligne sans reprogrammation complexe.

Positionnement économique : un argument décisif dans la réalité des projets

Pepperl+Fuchs positionne explicitement le CleverReader sur le terrain du rapport qualité-prix, un critère souvent déterminant lors du choix d’un lecteur de codes dans les projets d’automatisation. Si les performances des lecteurs haut de gamme sont indéniables, leur coût reste un frein pour les déploiements multi-postes ou les lignes secondaires où les budgets sont plus contraints.

Dans ce segment, le CleverReader entend proposer un niveau de fiabilité et de fonctionnalités que l’on associait jusqu’ici à des gammes plus onéreuses. Pour les intégrateurs et les responsables de production, cette équation économique favorable peut simplifier les arbitrages entre standardisation du parc de lecteurs et optimisation des coûts d’équipement.

Vers une traçabilité industrielle accessible et évolutive

Avec le CleverReader, Pepperl+Fuchs confirme sa stratégie de démocratisation des technologies d’identification industrielle. En combinant compacité, facilité d’intégration et fonctionnalités avancées dans un boîtier accessible, le fabricant allemand s’adresse à un large spectre d’applications, des PME industrielles en cours d’automatisation aux grandes usines cherchant à multiplier les points de lecture sans alourdir leur budget.

À mesure que les exigences de traçabilité se renforcent, portées par des réglementations sectorielles de plus en plus précises et par la montée en puissance des jumeaux numériques et des systèmes MES, la capacité à lire et transmettre des données d’identification fiables à chaque étape du flux devient un prérequis stratégique. Des solutions comme le CleverReader participent à rendre cette traçabilité accessible, reproductible et intégrable dans les architectures IT/OT qui définissent l’usine connectée de demain.

Tech For Industry Show 2026 : 20 conférences pour décrypter l’usine de demain

Dans un contexte de réindustrialisation accélérée et de montée en puissance des enjeux de souveraineté numérique, un nouveau salon s’impose sur l’agenda des décideurs industriels français. Les 23 et 24 juin 2026, le Paris Expo Porte de Versailles ouvrira les portes du Tech For Industry Show, un événement entièrement dédié aux technologies de l’Industrie 4.0. Plus de 4 000 visiteurs executives et C-levels sont attendus, pour deux journées denses autour de la transformation digitale de l’industrie.

Un positionnement stratégique au coeur de la réindustrialisation

Le Tech For Industry Show ne se présente pas comme un salon généraliste de plus. Son positionnement est délibérément ciblé : adresser les secteurs à fort enjeu de transformation, de la défense et de l’aéronautique à la chimie, en passant par l’automobile, l’agroalimentaire, l’énergie, le BTP et la pharma. Autrement dit, les filières industrielles pour lesquelles la digitalisation n’est plus une option mais une nécessité compétitive.

Les thématiques retenues reflètent les préoccupations actuelles des directions industrielles : convergence IT/OT, data et intelligence artificielle appliquées à la production, smart robotics, supply chain 4.0 et enjeux environnementaux. Un spectre large, mais cohérent, qui couvre l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, de l’atelier à l’entrepôt en passant par la direction des systèmes d’information.

Un Genius Board pour ancrer l’événement dans les réalités du terrain

Ce qui distingue le Tech For Industry Show d’un événement purement commercial, c’est son Genius Board : un comité stratégique composé de responsables issus de grands groupes industriels et numériques. Renault Group, SAP France, Groupe Michelin, GS1 France, Accenture Industry X, BoostAeroSpace ou encore Axens contribuent à définir le positionnement du salon et la pertinence de ses contenus. Ce mode de gouvernance garantit que les thématiques abordées correspondent à des enjeux concrets, vécus par des entreprises engagées dans leur propre transformation.

Des conférences pensées pour les décideurs

Le programme de conférences, avec plus de 20 sessions annoncées, mobilise des intervenants de premier plan. Laurent Bendavid, Chief Digital Officer de Dassault Aviation, Gaëlle Laigo, Chief Transformation Officer de L’Oréal, ou encore Jean-Marie Saint-Paul, Directeur Général de Siemens Digital France, figureront parmi les speakers. Des profils qui témoignent de la diversité sectorielle recherchée par les organisateurs, et qui garantissent des retours d’expérience ancrés dans des réalités opérationnelles.

Les sujets au programme donnent une bonne lecture des tensions actuelles de l’industrie : comment déployer la data et l’IA à grande échelle sans se heurter aux freins organisationnels ? Comment la robotique recompose-t-elle le modèle de l’usine connectée et de l’entrepôt automatisé ? Quelle place pour la souveraineté stratégique dans une industrie de défense qui intègre de plus en plus l’IA ? Autant de questions auxquelles les décideurs industriels cherchent des réponses concrètes, au-delà des discours de salon.

Un écosystème d’exposants représentatif des technologies en jeu

Avec plus de 100 exposants annoncés et une trentaine de startups, le Tech For Industry Show offre un panorama représentatif des acteurs qui façonnent la transformation industrielle. Des éditeurs comme SAP, IFS ou Dassault Systèmes côtoient des spécialistes de la data tels que Dataiku, Snowflake ou Celonis. La supply chain intelligente est représentée par Kinaxis et Exotec, tandis que Siemens, Honeywell, Zebra et Datalogic couvrent les besoins en automatisation et en traçabilité terrain. Cette diversité d’acteurs permet aux visiteurs de comparer des approches technologiques complémentaires sur un même espace.

Un format immersif pour aller au-delà des échanges formels

Le salon ne se limite pas à des stands et des conférences. Des visites guidées thématiques, des sessions de pitch innovation, une remise d’awards et un espace VIP dédié aux rencontres entre décideurs et grands acteurs du secteur complètent le dispositif. Une approche qui reconnaît ce que les professionnels attendent désormais d’un événement B2B : non seulement s’informer, mais aussi créer des connexions qualifiées et accélérer des projets en cours.

Un événement à surveiller pour les acteurs de l’industrie française

À trois mois de son lancement, le Tech For Industry Show affiche un programme solide et une ambition clairement affirmée : devenir le rendez-vous de référence des décideurs industriels engagés dans leur transformation numérique. Dans un contexte où la compétitivité de l’industrie française dépend de plus en plus de sa capacité à intégrer les technologies 4.0, ce type d’événement joue un rôle utile d’accélérateur et de mise en réseau. Rendez-vous les 23 et 24 juin 2026, Hall 5.2 de Paris Expo Porte de Versailles, pour prendre la mesure des mutations en cours.

Jumeaux numériques et IA : Delta repousse les limites de la production intelligente

À Hannover Messe 2026, Delta Electronics a choisi de placer l’intelligence artificielle et la convergence énergétique au coeur de sa démonstration industrielle. Sur le stand C02 du Hall 13, le groupe taïwanais a dévoilé une vision cohérente et intégrée de l’usine du futur, articulée autour de trois piliers : la fabrication intelligente pilotée par l’IA, les jumeaux numériques temps réel et les infrastructures énergétiques résilientes. Une approche qui illustre la maturité croissante des solutions disponibles pour les industriels engagés dans leur transformation digitale et énergétique.

DIATwin et NVIDIA Omniverse : la co-simulation au service de la production

La pièce maîtresse de l’exposition Delta était sans conteste la démonstration d’une ligne de production intelligente dédiée à l’insertion de circuits imprimés (PCB). Cette ligne, synchronisée en temps réel avec un jumeau numérique, illustre concrètement ce que peut apporter une boucle fermée de type Sim-to-Real dans un contexte industriel exigeant.

Au coeur du dispositif, la plateforme DIATwin s’appuie sur NVIDIA Omniverse et les bibliothèques PhysX pour générer automatiquement des recettes d’insertion PCB à partir de simulations physiques haute précision. Le principe est simple dans son énoncé, mais redoutable dans son exécution : avant même qu’un composant ne soit placé sur une vraie ligne, les paramètres de production sont validés, optimisés et affinés dans un environnement numérique qui réplique fidèlement la physique réelle.

Les mécanismes de détection de collisions haute fidélité intégrés à DIATwin permettent de valider outillages, cinématiques et logiques de mouvement avant tout déploiement terrain. En pratique, cela se traduit par une réduction significative des temps de mise en service et une amélioration du débit unitaire par heure (UPH). L’architecture ouverte de la plateforme ouvre également la voie à une optimisation à l’échelle de la ligne entière, voire de l’usine complète, à mesure que les données s’accumulent et que les modèles s’affinent.

L’intralogistique automatisée, maillon clé de la chaîne de valeur

Au-delà de la ligne de production, Delta a mis en avant son portefeuille MOOV dédié à l’intralogistique automatisée. Le chiffre avancé est parlant : plus d’un million de véhicules industriels rechargés à l’échelle mondiale grâce à ces solutions. Ce jalon illustre la robustesse des systèmes Delta dans des environnements logistiques continus et contraints, où la disponibilité des équipements n’est pas négociable.

La convergence entre production intelligente et automatisation des flux internes est ici au coeur du propos. Orchestrer des opérations industrielles flexibles et durables suppose en effet de maîtriser non seulement les processus de fabrication, mais aussi les déplacements de matières et de composants qui les alimentent. Delta positionne clairement cette vision systémique comme un avantage concurrentiel pour ses clients industriels.

Infrastructures énergétiques : de l’hydrogène à la recharge VE en passant par le stockage

La deuxième grande thématique du stand Delta concernait les infrastructures énergétiques, un domaine où le groupe affiche une offre particulièrement étendue. Pour la production d’hydrogène vert, Delta propose des solutions d’alimentation couvrant des puissances unitaires de 5 MW à 8,4 MW, avec réponse dynamique, haute fiabilité et alimentation en courant continu refroidie par liquide. Des caractéristiques techniques pensées pour répondre aux exigences spécifiques des électrolyseurs industriels, en plein essor dans le cadre de la transition énergétique européenne.

Pour les sites industriels à forte consommation énergétique, l’intégration de piles à combustible à oxyde solide (SOFC) constitue une réponse pertinente aux enjeux de continuité d’activité et de décarbonation locale. En assurant une production d’énergie stable et faiblement carbonée sur site, cette approche réduit l’exposition aux aléas du réseau tout en limitant l’empreinte carbone des opérations.

Le système ESS C-Series : un tout-en-un pour le déploiement rapide

Côté stockage d’énergie, Delta a mis en avant son système ESS tout-en-un C-Series (125 kW / 261 kWh), qui regroupe dans une seule armoire un PCS, des modules de batteries et un contrôleur. Cette architecture compacte facilite un déploiement rapide et des configurations flexibles, particulièrement adaptées aux applications commerciales et industrielles souhaitant intégrer du stockage sans complexité d’installation excessive.

Associé au chargeur haute puissance UFC500, ce système permet de répondre aux besoins de recharge publique, de dépôts de flotte et de sites industriels. Les fonctionnalités de peak shaving et de load balancing complètent le tableau, permettant aux opérateurs d’optimiser l’utilisation de leurs ressources tout en maîtrisant les contraintes liées au réseau électrique.

Une convergence technologique au service des enjeux ESG

Ce que Delta a mis en scène à Hannover Messe 2026 dépasse la simple vitrine produit. Le groupe dessine en réalité une trajectoire industrielle cohérente, où l’IA, l’électronique de puissance et les infrastructures énergétiques ne sont plus des briques séparées mais des composants d’un même écosystème. La connexion entre production intelligente, mobilité électrifiée et gestion énergétique forme un triptyque qui répond simultanément aux exigences de performance opérationnelle et aux impératifs de durabilité.

À l’heure où la pression réglementaire et concurrentielle pousse les industriels à accélérer leur transformation, cette vision intégrée constitue une réponse structurée aux défis de la décennie. La maturité des solutions présentées par Delta à Hanovre confirme que l’industrie 4.0 est bel et bien entrée dans sa phase d’industrialisation à grande échelle. La prochaine étape sera de mesurer, sur le terrain, la vitesse à laquelle ces technologies passent du stade de la démonstration à celui du déploiement massif.

Que retenir de Global Industrie 2026, édition record à Paris Nord Villepinte ?

Du 30 mars au 2 avril 2026, Paris Nord Villepinte a vibré au rythme de la 8e édition de Global Industrie. Avec 60 000 professionnels accueillis et une progression de 12 % par rapport à 2024, ce rendez-vous incontournable de l’industrie française et européenne a confirmé son statut de premier rassemblement sectoriel en France. Présidé par Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, l’événement a cette année dépassé le cadre du salon traditionnel pour s’affirmer comme un véritable acte politique et stratégique en faveur de la réindustrialisation.

Un événement à dimension politique inédite

Rarement un salon industriel aura concentré autant d’engagement politique. Neuf ministres ont fait le déplacement à Villepinte, témoignant du rôle central que l’industrie occupe désormais dans les priorités gouvernementales françaises. Roland Lescure, ministre de l’Économie et de la Souveraineté industrielle, a affiché une ambition claire : accélérer dans les secteurs stratégiques que sont l’énergie, la défense, l’aéronautique et l’électronique. Sébastien Martin, ministre de l’Industrie, a quant à lui annoncé un nouvel axe de France 2030 régionalisé, destiné à mieux accompagner les PME et ETI dans leur montée en compétitivité.

La dimension européenne a également été renforcée avec la présence de Stéphane Séjourné, commissaire européen à l’Industrie, et de Gunther Krichbaum, ministre adjoint allemand chargé des Affaires européennes. Une configuration qui illustre la volonté de construire une souveraineté industrielle à l’échelle du continent, dans un contexte géopolitique et économique où les interdépendances sont de plus en plus scrutées.

2 300 exposants, 14 secteurs, un écosystème en mouvement

Sur le plan industriel, l’édition 2026 a déployé une offre d’une densité remarquable : 2 300 exposants répartis dans 14 secteurs, plus de 3 000 machines en fonctionnement, 240 conférences animées par 700 speakers. Avec 25 % d’exposants internationaux représentant 91 pays, Global Industrie confirme son rayonnement bien au-delà des frontières hexagonales.

Parmi les espaces les plus remarqués, le village des technologies numériques a rassemblé les acteurs de la data, du cloud, du jumeau numérique, de la 5G et de la cybersécurité, illustrant concrètement les interconnexions entre production industrielle et transformation digitale. L’espace Booster a permis aux industriels d’accéder à des expertises en financement, innovation et compétences numériques, tandis qu’un espace dédié à la Recherche et Innovation réunissait laboratoires publics et privés autour des enjeux de la supply chain et de la logistique de demain.

Attirer les talents : l’urgence derrière les chiffres

Avec 130 000 recrutements industriels prévus en France en 2026 selon l’enquête annuelle d’Usine Nouvelle, la question de l’attractivité des métiers est devenue structurelle. Global Industrie y a répondu avec un dispositif pédagogique ambitieux : 8 000 jeunes et demandeurs d’emploi ont été accueillis, des collégiens aux ingénieurs en formation, pour découvrir des technologies et échanger directement avec des professionnels. Le jeudi 2 avril, 150 jeunes encadrés par l’association « Elles bougent » ont suivi un parcours dédié, avec 100 élèves de primaire pour déconstruire les stéréotypes dès le plus jeune âge, et 50 collégiennes et lycéennes pour explorer la diversité des métiers industriels.

L’Arena a également accueilli les Champions WorldSkills en préparation de la compétition mondiale de Shanghai prévue du 23 au 26 septembre 2026, dans les disciplines de l’intégration robotique, de la fabrication additive et de l’électronique. Une vitrine des métiers d’excellence qui contribue à revaloriser l’image de l’industrie auprès des nouvelles générations.

Le Manifeste et le Cahier des tendances : des outils pour agir

Au-delà de l’exposition et des conférences, Global Industrie 2026 a produit deux livrables à portée durable. Le premier est le Manifeste « L’industrie donne le ton », signé 370 fois au fil des allées du salon, et qui appelle à un engagement collectif en faveur d’une industrie innovante, responsable et souveraine. Ce mouvement est destiné à se poursuivre au-delà de l’événement, avec une prochaine signature physique prévue au SEPEM Brest.

Le second livrable est le Cahier des tendances de l’Industrie 2026, publié à l’occasion du salon. Structuré autour de trois axes (faire mieux avec moins, exister sur les marchés de demain et repenser les modèles opérationnels) ce document s’appuie sur des retours d’expérience concrets issus du terrain, impliquant industriels, startups, territoires et institutions. Conçu comme un outil de réflexion stratégique, il vise à fournir des repères exploitables aux entreprises confrontées aux mutations actuelles.

Un cap pour l’industrie française

Global Industrie 2026 s’est distingué par sa capacité à faire converger, en un même lieu, des enjeux qui sont trop souvent traités en silos : compétitivité des PME, transformation numérique, souveraineté énergétique, attractivité des métiers, coopération européenne. Le message porté par Nicolas Dufourcq lors de la clôture résume bien l’état d’esprit de cette édition : garder l’agilité et la lucidité nécessaires pour surmonter les défis de la réindustrialisation. Un appel à l’action qui s’adresse à l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle française, des grands groupes aux sous-traitants de premier rang, en passant par les startups deeptech et les organismes de formation.

Le prochain rendez-vous de Global Industrie est attendu avec une ambition encore plus affirmée. Pour les professionnels qui n’auraient pas pu y assister, les replays des interventions de la Grande Scène sont disponibles sur la chaîne YouTube de Global Industrie.

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Passionné par l'évolution de l’industrie, j’ai fondé ce site en 2017. Sa vocation ? Vous présenter les dernières nouveautés dans le domaine de la transformation digitale au sein de l'Industrie 4.0.

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