En Allemagne, l'industrie 4.0 sous contrôle syndical

Pour réussir sa transition, l’industrie allemande parie sur la formation initiale et continue. Mais aussi sur son modèle paritaire. Avec une industrie qui représente 25% de son produit intérieur brut, l’Allemagne est à l’origine du concept d’industrie 4.0, lancé en 2013 par Angela Merkel. Le sujet fait l’objet de multiples initiatives – comme la plateforme Industrie 4.0 -, et la formation en constitue un volet important. « Parfois, les tâches changent drastiquement. Parfois, ce sont plutôt les façons de travailler, notamment l’interaction entre l’homme et la machine », indique Detlef Gerst, directeur du département « Le futur du travail » au sein de la puissante centrale syndicale IG Metall. L’importance du système dual d’apprentissage – qui forme nombre d’ouvriers, de techniciens et d’ingénieurs – est une force. « Les cursus s’adaptent rapidement aux nouvelles technologies », poursuit le syndicaliste. Le « technologue de production » Au moins aussi cruciale est la capacité du système industriel à se livrer régulièrement à des exercices de prévision très poussés – sur le portefeuille de produits, les volumes et méthodes de production – et à les décliner en termes de besoins qualitatifs et quantitatifs de main-d’oeuvre. […]

Article © Erick Haehnsen Et Catherine Bernard – latribune.fr – Publié le 29/03/2018
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